Première pierre de la centrale biomasse de Mont-Saint-Guibert : Idex franchit une étape structurante en Belgique.
Ce mardi 16 juin 2026, la première pierre de la future centrale biomasse de GBES (Green Belgian Environmental Solutions) a été officiellement posée au sein du parc d'activités économiques de La Sablière, à Mont-Saint-Guibert. Une étape symbolique et concrète qui marque l'entrée en phase de construction d'une infrastructure énergétique majeure, destinée à couvrir près de 100 % des besoins énergétiques du campus de Louvain-la-Neuve dès l'hiver 2027.
Un projet né d'une ambition territoriale partagée
Il y a cinquante-cinq ans, l'UCLouvain posait la première pierre de Louvain-la-Neuve sur ce même plateau brabançon. De ce geste fondateur est née une ville-laboratoire, pensée pour l'excellence académique. Aujourd'hui, c'est une nouvelle pierre que l'université pose — celle de sa transition énergétique.
Avec son plan CAP 2030 et son objectif de neutralité carbone d'ici 2035, l'UCLouvain a fait le choix d'une transformation profonde de son système énergétique. Un choix d'autant plus stratégique que l'université conserve depuis sa création la pleine propriété de ses réseaux énergétiques, lui conférant une capacité d'action rare pour piloter elle-même sa décarbonation.
C'est dans ce contexte qu'Idex, aux côtés de Veolia Belux et d'in BW, a été retenu pour développer, financer, construire et exploiter cette nouvelle infrastructure.
Une centrale biomasse au cœur de l'économie circulaire locale
Implantée à Mont-Saint-Guibert, à proximité immédiate du campus de Louvain-la-Neuve, la centrale biomasse de GBES s'inscrit pleinement dans une logique de circuit court et d'économie circulaire territoriale.
Dès sa mise en service, elle produira chaque année :
- 40 GWh de chaleur et 55 GWh d'électricité
- à partir de 55 000 tonnes de bois B (bois en fin de vie) collectées localement, dont 15 000 tonnes issues des 17 recyparcs d'in BW, dans un rayon de 100 à 150 km
Le bois B s'inscrit dans le cycle biogénique du carbone : en valorisant cette ressource en fin de vie, le projet ferme un cycle plutôt qu'il n'en ouvre un nouveau. L'énergie produite sera distribuée au campus via un réseau de raccordement d'environ 2 km, et les excédents de chaleur bénéficieront aux entreprises du parc scientifique et du parc d'activités La Sablière.
Pour l'UCLouvain, ce projet représente également un levier de stabilité tarifaire sur le long terme, dans un marché énergétique européen structurellement volatile.
Le modèle Idex à l'échelle d'un territoire belge
Avec un investissement total de plus de 80 millions d'euros et un engagement de 20 ans, ce projet reproduit en Belgique ce qu'Idex a construit en France : un modèle intégré, de la ressource locale jusqu'à l'usage final, fondé sur la combinaison d'une expertise technique reconnue et d'un financement privé assumé.
« Il y a cinquante-cinq ans, l'UCLouvain posait la première pierre de Louvain-la-Neuve. Aujourd'hui, elle pose une nouvelle première pierre : celle de l'accélération de sa transition énergétique. Nous sommes fiers d'accompagner cette ambition à travers une infrastructure qui produira une énergie locale, décarbonée et résiliente au service du campus néolouvaniste. Ce projet illustre parfaitement notre vision : investir dans des infrastructures de long terme qui permettent à nos partenaires de se concentrer sur leur mission première, tout en accélérant leur trajectoire climatique. »
Thomas Le Beux, Directeur Général d'Idex et représentant de GBES
Un partenariat public-privé exemplaire
GBES — Green Belgian Environmental Solutions — est la coentreprise dédiée à ce projet. Elle cristallise l'alliance industrielle entre Idex (75 %) et Veolia Belux (25 %), au service d'un niveau d'exigence environnementale absolu.
in BW, intercommunale du Brabant wallon, est un partenaire à part entière : foncier, approvisionnement en biomasse via ses recyparcs, participation au financement à hauteur de 5 % et entrée au capital de GBES. Une implication à chaque étape de la chaîne de valeur qui ancre résolument le projet dans son territoire.
Ce partenariat public-privé démontre qu'il est possible d'aller vite, d'aller loin, et d'aller ensemble — condition d'une transition énergétique réelle et durable.