Retour aux articles Le prix de l’électricité entre en zone de turbulences Copier l'url
En 2024, la France a enregistré 361 heures à prix négatif sur le marché de l’électricité, soit environ 4 % du temps, un doublement par rapport aux 147 heures de 2023. En 2025, cette tendance s’est accélérée, avec 368 heures à prix négatif déjà comptabilisées dès le mois de juillet, et des prévisions indiquant que ce chiffre pourrait dépasser les 700 heures d’ici la fin de l’année. Ces épisodes se concentrent le plus souvent sur les week-ends ou les milieux de journée, quand la production est abondante et la consommation plus faible. A l’inverse, on observe des prix grimpent au-delà de 150€/MWh, notamment en début de journée et en fin d’après-midi, avec des pointes au-dessus de 200€ en hiver.  

Un système électrique en transformation

Cette variabilité n’est pas une anomalie : c’est le signe d’un système électrique qui se transforme. Avec 26,8 GW de puissance solaire installée en France à mi-2025, le photovoltaïque s’impose comme une composante essentielle du mix énergétique. Sa production, locale et décarbonée, représente désormais près de 7 % de la consommation nationale sur le premier semestre 2025. Si son essor coïncide avec ces fluctuations de prix, ce n’est pas parce qu’il crée un déséquilibre, mais parce qu’il met en lumière les limites d’un marché historiquement conçu pour une production centralisée et continue.

Le solaire, révélateur d’un nouveau modèle

Le solaire est le révélateur d’un nouveau modèle : produire du solaire — mais pour en tirer toute la valeur, il faut désormais savoir quand et comment utiliser cette énergie. Dans un système qui s’électrifie à grande vitesse, la question n’est plus seulement de produire de l’électricité verte, mais de la valoriser au bon moment.

Cette nouvelle donne ouvre la voie à une gestion énergétique plus fine : pilotage des consommations, adaptation des usages, flexibilité électrique pour le producteur, comme pour le consommateur, et surtout stockage, pour capter l’énergie quand elle est abondante et la restituer quand elle devient plus limitée. Autant de leviers qui ne remettent pas en cause la pertinence du photovoltaïque, mais qui en démultiplient la portée.

Expert transition énergétique
Article écrit par notre experte
Kristina Fedossenko
Chef de Marché Energies Solaires
Source

Qui est notre experte Kristina Fedossenko ?

Convaincue que nous sommes tous acteurs du changement et que la transition énergétique aura un plus grand impact avec l'implication des entreprises, j’accompagne, au sein d’Idex, le développement de solutions solaires innovantes pour la production et le stockage d’énergie. Avec de nombreuses années d’expérience en marketing, j’aime allier stratégie, pédagogie et impact pour faire rayonner les énergies renouvelables auprès des entreprises et acteurs du territoire.

 

Source : 

https://analysesetdonnees.rte-france.com/bilan-electrique-2024/prix

https://www.collectifenergie.com/actualite-energie/record-prix-negatifs/

Les derniers articles

piscine-cazalet-idex-pac-géothermique-solaire
  • Etat et collectivités
  • Tertiaire privé
Publié le 10 juin 2026

PAC géothermique et photovoltaïque : le couplage gagnant pour atteindre 97 % d'énergies renouvelables

La décarbonation des centres aquatiques représente un levier majeur pour les collectivités territoriales engagées dans la transition énergétique. À Pessac, la municipalité a relevé un défi de taille : substituer une installation des années 1970, devenue obsolète et énergivore, par un complexe nautique à haute performance environnementale. Ce projet emblématique de la piscine Cazalet démontre l’efficacité d’une synergie technologique poussée entre production thermique locale et électricité verte. Pourquoi le modèle PAC géothermique et le photovoltaïque s'impose-t-il comme la solution de référence pour sécuriser durablement le coût d'exploitation d'une piscine ? On vous explique tout ! 
Lire l'article
Capture d’écran 2024-10-11 125818.png
  • Industrie
Publié le 10 octobre 2024

Chauffage par géothermie : comment chauffer bâtiments et territoires grâce à la chaleur du sous-sol

Sous nos pieds, une chaleur locale peut devenir une réponse concrète à la décarbonation des bâtiments et des territoires. Le chauffage par géothermie consiste à capter cette énergie dans le sous-sol, puis à la transformer en chaleur utile pour des logements collectifs, des équipements publics, des sites tertiaires, des établissements de santé ou des réseaux urbains. L’objectif est simple : produire du chauffage et de l’eau chaude sanitaire avec une ressource stable, disponible en continu et moins exposée aux variations des combustibles. Cette approche ne remplace pas seulement une chaudière par un autre équipement. Elle transforme la manière d’alimenter un bâtiment, un ensemble immobilier ou un réseau en chaleur : la ressource est locale, la production peut être mutualisée, et la performance se pilote dans le temps. Pour un maître d’ouvrage, l’enjeu est double : réduire les émissions tout en garantissant le confort des occupants. L’énergie du sous-sol devient alors une énergie de service, pensée pour durer.
Lire l'article
mta-module-thermique-d'appartement-idex
  • Etat et collectivités
  • Habitat
Publié le 27 Mai 2026

Tout savoir sur le module thermique d'appartement (MTA) en 2026

Le paysage énergétique français en 2026 se caractérise par une accélération sans précédent de la décarbonation du bâtiment et une exigence accrue de transparence pour les usagers. Les impératifs climatiques imposent désormais des technologies capables de concilier la puissance des infrastructures collectives avec la précision des besoins individuels. Le module thermique d'appartement, communément désigné sous l'acronyme MTA, s'impose comme une réponse majeure de cette transition dans l'habitat collectif. Pourquoi le module thermique d'appartement devient-il la solution pivot de l'habitat collectif en 2026 ? Comment un MTA permet-il d'optimiser concrètement la performance énergétique d'une copropriété ? On fait le point ! 
Lire l'article