- Industrie
- Tertiaire privé
- Santé
Panneau solaire sur toiture d’entreprise : réglementations et financement
Toit solaire pour entreprise : l’essentiel à retenir
-
Réduction immédiate des coûts : l’autoconsommation diminue la facture d’électricité dès la mise en service.
-
Valorisation du bâtiment : un toit solaire améliore la performance énergétique et la valeur du foncier.
-
Cadre réglementaire à anticiper : loi Climat et Résilience, loi APER et Décret tertiaire renforcent la solarisation des toitures.
-
Financement sans apport possible : le tiers-investissement permet d’équiper sa toiture sans mobiliser de trésorerie.
-
Installation clé en main : étude, financement, installation, exploitation et maintenance peuvent être entièrement délégués à Idex.
Pourquoi installer des panneaux solaires sur le toit de son entreprise ?
Opter pour un toit solaire, ce n’est pas seulement installer des panneaux photovoltaïques. C’est faire un choix stratégique à long terme pour renforcer la performance économique, l’autonomie énergétique et l’image de l’entreprise.
-
Une énergie locale, propre et compétitive
L’énergie solaire est renouvelable, disponible partout en France et exploitable directement sur site. En produisant sa propre électricité, l’entreprise réduit sa dépendance aux fournisseurs d’énergie et se protège contre la volatilité des prix.
-
Une baisse mesurable des factures d’électricité
Grâce à l’autoconsommation, une partie de l’électricité produite est consommée directement sur place, limitant les achats sur le réseau à des tarifs plus élevés. Les économies varient selon la surface de toiture, le profil de consommation et le taux d’autoconsommation, mais elles sont durables et prévisibles sur le long terme.
-
Un patrimoine immobilier valorisé
Un bâtiment équipé de panneaux solaires affiche une meilleure performance énergétique, ce qui renforce sa valeur à la revente ou à la location. Le toit solaire devient ainsi un levier de valorisation du foncier, en plus d’un outil de production d’énergie.
Étude de cas : P3 Logistic Parks, une toiture solaire photovoltaïque à Seclin (59) par Idex
Pour son entrepôt logistique de 20 000 m², P3 Logistic Parks a confié à Idex l’installation d’une centrale photovoltaïque de 2 MWc en injection totale sur le réseau. Cette installation permet de répondre aux obligations réglementaires tout en générant un revenu locatif sécurisé sur 30 ans. Chiffres clés :
« Un projet aligné avec la stratégie RSE du groupe et la valorisation de son foncier. » déclare Timothée Schmutz. |
Quels types de toitures sont compatibles avec les panneaux solaires ?
Avant de vous lancer, il est essentiel d'évaluer si votre toiture est techniquement adaptée à une installation solaire. Voici les configurations les plus fréquentes :
Toits en pente
Les toitures inclinées offrent une orientation et une inclinaison naturelles favorables à un bon rendement, notamment lorsque la pente est comprise entre 15° et 35°. La pose peut se faire en surimposition ou en intégration au bâti, selon les contraintes techniques et esthétiques.
Toitures plates
Les toits plats sont particulièrement adaptés aux bâtiments tertiaires, industriels ou logistiques. Les panneaux sont installés sur des structures inclinées, généralement orientées plein sud, sans percer la membrane d’étanchéité.
|
« Chez nos industriels, nos centrales sont en surimposition par thermosoudage sur la membrane, ce qui garantit la continuité de l’étanchéité », Mathieu Zeler, chargé d’études photovoltaïques. |
Tuiles solaires et panneaux transparents : solutions esthétiques
Les tuiles solaires et panneaux semi-transparents s’intègrent harmonieusement à l’architecture. Ces solutions sont plus coûteuses, mais pertinentes pour des projets à forte exigence esthétique.
Toitures incompatibles
Certaines toitures (chaume, shingle, zinc, végétalisées…) posent des contraintes techniques fortes. Ces matériaux sont souvent fragiles, inflammables ou difficilement compatibles avec les systèmes de fixation nécessaires à l'installation de panneaux solaires.
Dans certains cas, notamment pour les bâtiments anciens ou classés, il peut être nécessaire d'envisager une rénovation partielle ou un renforcement de la structure avant toute pose. Il est également possible d'étudier des alternatives comme les ombrières de parking ou l'installation de panneaux sur une extension dédiée.
Ombrières de parkings : une alternative ou un complément à la toiture
Lorsque la toiture présente des contraintes techniques, les parkings offrent une alternative pertinente. Les ombrières photovoltaïques permettent de produire de l’électricité tout en protégeant les véhicules et en répondant aux obligations légales.
Réglementation panneaux photovoltaïque sur toiture : êtes-vous concerné ?
Le Décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 (dit « Décret tertiaire »)
Ce décret impose aux bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m² de réduire progressivement leur consommation d'énergie finale : 40 % d'ici 2030, 50 % d'ici 2040 et 60 % d'ici 2050. Bien que l'installation de panneaux photovoltaïques ne soit pas explicitement exigée, les dispositifs de production d'énergie renouvelable, notamment le solaire, sont fortement encouragés comme leviers de conformité. Dans ce cadre, les toitures et surfaces inexploitées des bâtiments tertiaires offrent un fort potentiel pour l'autoconsommation et l'amélioration de la performance énergétique.
La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite « Loi Climat et Résilience »
La Loi Climat et Résilience rend obligatoire, pour certains bâtiments neufs, en extension ou en rénovation lourde, ainsi que pour certaines aires de stationnement, l'installation ou la végétalisation d'une partie de la toiture. La couverture minimale est de 30 % aujourd'hui, elle passera à 40 % au 1er juillet 2026 puis à 50 % à partir du 1er juillet 2027. En pratique, les panneaux photovoltaïques, ou tout autre système équivalent de production d'énergie renouvelable ou de végétalisation, deviennent la norme sur les toitures des locaux commerciaux, industriels, artisanaux, de bureaux ou de loisirs.
Loi APER n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables
Entrée en vigueur depuis mars 2023, la loi APER impose aux entreprises de verdir leur foncier. Dans ce cadre, les bâtiments neufs ou rénovés de plus de 500 m² doivent équiper au moins 30 % de leur toiture en panneaux solaires ou végétalisation, taux porté à 50 % d'ici 2027.
Les bâtiments existants seront concernés dès 2028. De plus, tout parc de stationnement extérieur de plus de 1 500 m² doit être équipé, sur au moins 50 % de sa surface d'ombrières photovoltaïques.
Cette obligation doit être remplie au plus tard le 1er juillet 2026 pour les parkings de plus de 10 000 m², et le 1er juillet 2028 pour ceux entre 1 500 et 10 000 m².
Les contrevenants s'exposent à des sanctions allant jusqu'à 40 000 € d'amende par an en cas de non-conformité.
Au-delà de l'obligation, ces ombrières offrent un double avantage car elles produisent une électricité locale et décarbonée tout en améliorant le confort des usagers.
Un levier concret de transition énergétique pour les entreprises.
Tableau récapitulatif des obligations réglementaires
|
Décret tertiaire (2019) |
Bâtiments tertiaires > 1 000 m² |
Réduction des consommations d’énergie finale (–40 %, –50 %, –60 %) |
2030 / 2040 / 2050 |
|
Loi Climat et Résilience (2021) |
Bâtiments neufs, extensions ou rénovations lourdes |
Solarisation ou végétalisation d’une partie de la toiture (30 % → 50 %) |
2026 / 2027 |
|
Loi APER (2023) |
Bâtiments > 500 m² et parkings > 1 500 m² |
Solarisation des toitures et parkings par ombrières photovoltaïques |
2026 / 2028 |
|
Sanctions |
En cas de non-conformité |
Jusqu’à 40 000 € d’amende par an |
— |
Pour Yann Micallef, expert en toiture photovoltaïque : « Le solaire en toiture est aujourd’hui un levier concret pour atteindre les objectifs réglementaires tout en maîtrisant les coûts énergétiques ».
Quelles démarches prévoir ?
Pour respecter ces obligations, les entreprises doivent anticiper l'intégration du dispositif solaire dès l'avant-projet. Cela implique une étude technique préalable pour évaluer le potentiel solaire du site, ainsi que l'accompagnement d'un bureau d'étude ou d'un installateur certifié.
Des démarches administratives spécifiques sont également à prévoir : déclaration préalable de travaux, permis de construire, ou encore consultation des architectes des Bâtiments de France si le projet est situé en zone patrimoniale. Enfin, il convient de s'assurer que les travaux respectent les normes électriques, environnementales et d'étanchéité en vigueur.
Une opportunité pour passer à l’action
Cette réglementation peut sembler contraignante au premier abord, mais elle représente surtout une formidable opportunité pour initier un projet de toiture solaire rentable et durable. En intégrant des panneaux solaires sur toiture, vous valorisez votre bâtiment, maîtrisez vos coûts d'énergie et améliorez votre bilan carbone.
C'est également un excellent levier pour renforcer votre démarche RSE et répondre aux attentes croissantes de vos clients, investisseurs ou collaborateurs en matière de transition écologique. De nombreux dispositifs d'accompagnement financier permettent d'amortir les coûts liés à la mise en conformité.
Quels sont les moyens de financement des panneaux solaires en toiture ?
L'autofinancement par votre entreprise
Avec un coût moyen d’environ 900 € / kWc, une installation solaire en toiture reste l’une des solutions d’autonomie énergétique les plus compétitives. Pour des puissances comprises entre 100 et 500 kWc, le budget se situe généralement entre 100 000 € et 450 000 €.
Le retour sur investissement dépend de l’usage de l’électricité produite. Dans les configurations les plus favorables, il peut être atteint en 7 à 8 ans, mais il est plus réaliste d’anticiper un ROI compris entre 10 et 12 ans, pour une installation dont la durée de vie dépasse 25 ans.
Des aides pour accompagner votre projet de toit solaire
Prime à l'autoconsommation, tarif d'achat garanti, TVA réduite ou tiers-investissement : plusieurs aides et leviers financiers facilitent l'installation d'un toit photovoltaïque, y compris sans investissement initial.
Le tiers investissement : zéro apport, zéro gestion
Le tiers-investissement permet d’équiper sa toiture solaire sans mobiliser de trésorerie, donc d'avoir une rentabilité dès la 1ère année. Un acteur comme Idex étudie, finance, construit, exploite et maintient l’installation.
Avantages clés :
-
aucun investissement initial,
-
solution clé en main,
-
maintenance et exploitation déléguées,
-
maîtrise des risques techniques et réglementaires.
💡Une alternative bien plus sécurisée qu’un simple kit solaire posé sur la toiture.
FAQ - Toit solaire pour entreprises
Quelle est la durée du chantier pour une installation en toiture ?
En moyenne, comptez 18 mois à partir de la signature d'un contrat pour une mise en service de l'installation. Ce délai comprend la conception, les démarches administratives, la pose et le raccordement.
Quelle toiture pour panneau solaire ?
La plupart des toits sont compatibles avec une installation solaire : tuiles mécaniques, ardoises, bac acier, zinc, membrane EPDM, etc.
Les critères essentiels sont : une charpente en bon état, une inclinaison entre 0° et 60°, une orientation sud-est à sud-ouest idéalement, et l'absence d'ombrage important. Une étude technique préalable permettra de valider la faisabilité et d'adapter la solution à votre configuration spécifique.
Quelle est l'obligation d'installer des panneaux photovoltaïques sur la toiture ?
Il est obligatoire d'installer des panneaux solaires sur toiture, dans de nombreux cas, notamment pour les bâtiments neufs, rénovés ou les parkings, selon les lois APER et Climat et Résilience.
Quel est le prix d'installation d'un panneau solaire sur toiture ?
Les coûts varient selon la puissance et la configuration, un prix moyen d’environ 900 € / kWc. Le tiers-investissement permet d’éviter tout investissement initial.
Quelles sont les normes électriques à respecter ?
L'installation doit respecter la norme NF C 15-100 pour la partie courant continu et alternatif, ainsi que le guide UTE C 15-712-1 spécifique au photovoltaïque. Ces normes couvrent les règles de câblage, protection, mise à la terre et sécurité. Seul un installateur certifié RGE peut garantir la conformité et permettre l'éligibilité aux aides publiques.
Qui est notre experte Kristina Fedossenko ?
Convaincue que nous sommes tous acteurs du changement et que la transition énergétique aura un plus grand impact avec l'implication des entreprises, j’accompagne, au sein d’Idex, le développement de solutions solaires innovantes pour la production et le stockage d’énergie. Avec de nombreuses années d’expérience en marketing, j’aime allier stratégie, pédagogie et impact pour faire rayonner les énergies renouvelables auprès des entreprises et acteurs du territoire.