Retour aux articles Salon BIO360 - Le bois fin de vie "Bois B” : une ressource pleine d’avenir Copier l'url
Alors que se tient cette semaine à Nantes le salon BIO360, rendez-vous incontournable des professionnels de la filière de la bioénergie, focus aujourd’hui sur le bois fin de vie. Usuellement appelé “bois B”, cette ressource est aujourd’hui l’objet de nombreuses convoitises, dont celles d’Idex, qui s’en est emparée pour l’intégrer à sa stratégie d’approvisionnement biomasse. Afin de compenser la sortie programmée des énergies fossiles (fioul, gaz naturel, etc.) et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie renouvelable au niveau national va nécessiter la mobilisation de ressources diversifiées. En effet, si la biomasse forestière tient le haut du panier, les déchets de bois offrent une alternative plus qu’intéressante, notamment pour viser d’atteindre l’objectif gouvernemental de 33% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale brute du pays pour 2030.

Le bois fin de vie : de quoi s’agit-il ?

Ce sont tous les déchets issus de la transformation du bois et de la fabrication des produits et des produits en fin de vie à base de bois: emballages, meubles, produits de construction, produits d’aménagement extérieur et de génie civil.

Leurs origines sont diverses : déchèteries ou unités de production, REP. Il s’agit donc d’une ressource complémentaire aux biocombustibles d’origine forestière (plaquettes, produits connexes, écorces…).

Une classification de ces déchets a été redéfinie en 2022 grâce au travail du CSF Bois.

Pour assurer un approvisionnement biomasse solide et résilient : la diversification

Encouragée par le plan France 2030, l’utilisation de la biomasse comme source d’énergie se développe rapidement depuis les années 2010. Ce biocombustible sert notamment comme levier majeur de la décarbonation de l’industrie et du verdissement des réseaux de chaleur et de froid (RCF). Cela se traduit par une forte croissance du nombre de projets et donc des volumes de biomasse consommés. Pour que la filière bois soit en capacité de répondre à ces besoins, la diversification des ressources est nécessaire. En ce sens, le bois fin de vie coche de nombreuses cases : des caractéristiques intéressantes pour la combustion, le recyclage d’un déchet, des ressources présentes en quantités sur le territoire français…

Des caractéristiques énergétiques intéressantes

Du fait de sa faible teneur en eau, l’énergie contenue dans le bois fin de vie est supérieure à celui du bois forestier (+20%), à tonnage équivalent. Cela permet notamment d’optimiser l’étape de transport d’un point de vue environnemental comme économique et rend cette énergie issue de la biomasse encore plus intéressante. À titre d’exemple, 3 camions chargés de BFV correspondent à 4 camions transportant de la plaquette forestière, à énergie équivalente.

Faire d’un déchet une ressource énergétique

La valorisation d’un déchet tel que le bois fin de vie permet d’envisager la réduction des flux de bois vers un enfouissement en décharge (ISDND/ISDD) d’une part mais également comme combustible complémentaire d’une chaufferie bois. Cette démarche, étudiée et envisagée par les professionnels du secteur du bois énergie depuis plusieurs années, s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire tout en optimisant les ressources forestières. Enfin, cette ressource organique et renouvelable se substitue aux fossiles, que sont le gaz, le charbon ou le pétrole.

D’importants volumes sur le territoire, à rendre disponibles

Ce déchet est aujourd’hui produit en grandes quantités mais mal valorisé sur le territoire national. Par conséquent, d’importants flux partent vers les pays limitrophes, qui ont mis en place depuis plus longtemps, des filières de valorisation adaptées. L’interprofession travaille depuis plusieurs années afin de mieux caractériser ces flux et de les capter à nouveau pour les acteurs économiques nationaux.

Un contrôle strict de la valorisation énergétique de cette biomasse déchet

Aujourd’hui, la combustion de bois fin de vie s’inscrit dans la réglementation stricte des ICPE. D’une part, les flux entrants doivent respecter des seuils spécifiques et d’autre part, le respect des valeurs limites d’émissions (VLE) imposées par l’Administration conditionne l’autorisation d’exploiter un tel site industriel. Des contrôles sont régulièrement réalisés afin de s’assurer que les flux entrants comme sortants (fumées, cendres…) respectent cette réglementation.

Les progrès techniques au service de l’ouverture aux nouveaux combustibles

Afin de rester dans les clous réglementaires, des outils techniques performants sont apparus ces dernières années. Provenant du milieu de l’incinération, ils ont été progressivement adaptés et peuvent désormais être installés sur les installations de production d’électricité ou d’énergie thermique valorisant des bois en fin de vie.

Le groupe Idex s’intéresse principalement aux différentes catégories de bois déchets afin de pouvoir saisir toutes les opportunités et apporter des solutions concrètes et adaptées aux besoins de ses clients. Cette combinaison d’expertise technique et de combustible bois fin de vis à un prix compétitif permet de proposer une alternative supplémentaire aux offres déjà nombreuses proposées par Idex dans l’objectif de décarboner la production d’énergie de manière différenciante et innovante.

Source

1 ISDND : Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux / ISDD : Installation de Stockage de Déchets Dangereux

2 ICPE : Installation Classée pour la Protection de l’Environnement

3 REP : Responsabilité Élargie du Producteur (des déchets). Expression détournée identifiant globalement les éco-organismes récoltant certains flux de déchets. Pour le bois d’ameublement : Ecomaison et Valdelia. Pour le bois de construction et démolition : REP Bâtiment

4 CSF Bois : Comité Stratégique de Filière Bois

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