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Visite de chantier du futur réseau de chaleur de Cannes-La Bocca : un projet majeur au service de l’autonomie, de la décarbonation du bassin de vie et du pouvoir d’achat des habitants
Lundi 14 septembre 2026, Thomas Le Beux, directeur général d’Idex et David Lisnard, président de l’Agglomération Cannes Lérins (CACPL) ont présenté l’avancée de la création de la centrale biomasse de Cannes-La Bocca. Cette infrastructure stratégique va permettre d’accélérer l’autonomie énergétique du secteur, fournir aux habitants et aux équipements publics une énergie renouvelable locale tout en proposant des tarifs compétitifs.
À terme, le réseau répondra à partir du printemps 2027 aux besoins thermiques des quartiers de la Frayère, Ranguin et Bastide Rouge. Il s'étendra sur 8,7 kilomètres et alimentera 95 bâtiments, dont 29 bâtiments publics, représentant une production annuelle de 35 GWh de chaleur, soit l'équivalent de la consommation de 5 560 logements.
Cette action novatrice s’inscrit dans le déploiement proactif de réseaux de chaleur renouvelables sur l’ensemble du bassin de vie. En effet, l’Agglomération Cannes Lérins est l’une des rares intercommunalités de France à lancer en simultané trois réseaux alimentés par la biomasse, l’énergie marine et la récupération des calories des eaux usées.
Enfin, à l’instar des autres réseaux, le développement de la biomasse ne pèse pas sur le budget intercommunal – et donc par conséquent sur les contribuables – puisque l’investissement (22,4 millions d’euros) est porté par le délégataire Idex.
Une réponse concrète aux enjeux énergétiques
Avec un mix énergétique composé à 80 % d'énergies renouvelables, le futur réseau permet de limiter la dépendance aux énergies fossiles et de mieux maîtriser les coûts de chauffage sur le long terme. En effet, le recours à la biomasse permet d’obtenir des prix plus stables que ceux du gaz ou du fioul. Les abonnés bénéficient également d'une TVA réduite à 5,5 % sur leur facture de chaleur grâce à la forte part d'énergies renouvelables utilisée. Le raccordement au réseau permet par ailleurs de renouveler les installations de chauffage existantes sans investissement majeur pour les bâtiments concernés, tout en garantissant un haut niveau de performance et de continuité de service.
Une biomasse locale et durable L'approvisionnement de la future chaufferie repose sur des ressources locales issues d'une gestion durable :
● 50 % de plaquettes forestières provenant de l'entretien des massifs forestiers régionaux; ● 25 % de sous-produits de scieries, valorisant les résidus de transformation du bois;
● 25 % de déchets verts issus des opérations locales d'élagage.
Cette organisation garantit une valorisation responsable de la ressource. Aucun arbre n'est coupé spécifiquement pour produire de l'énergie : la biomasse utilisée provient de coproduits et de résidus issus de l'entretien des forêts ou de l'activité des filières bois. La chaufferie est par ailleurs équipée de systèmes de filtration de dernière génération.