Retour aux articles Accise sur l’électricité : fin progressive du bouclier tarifaire Copier l'url

Depuis le 1er février 2025, l’accise sur l’électricité est passée de 21 €/MWh à 33,70 €/MWh, soit une hausse de 60,5 %. Une évolution peu médiatisée, qui marque néanmoins un retour progressif à la fiscalité d’avant-crise, et déclenche la sortie du “bouclier tarifaire”.

L’accise, un levier fiscal aux multiples objectifs

Issue de la transformation de l’ancienne TICFE, cette taxe sur la consommation d’électricité est présentée comme un outil au service de la transition énergétique et de l’harmonisation européenne. Mais elle permet aussi, de fait, de rehausser les recettes fiscales dans un contexte de normalisation budgétaire.

Un impact réel pour les consommateurs

  • Pour les ménages, la hausse représente environ 57 € supplémentaires par an, en moyenne.

  • Pour les entreprises, elle se traduit par un surcoût significatif, particulièrement pour les secteurs fortement dépendants de l’électricité.

Des tarifs en baisse, mais un effet compensé

La baisse de 14 % des tarifs réglementés annoncée au 1er février peut laisser entrevoir un allègement. Toutefois, l’augmentation de l’accise en limite largement la portée, voire l’annule dans certains cas.

Indexation à l’inflation : un piège à retardement ?

Depuis 2025, l’accise est indexée sur l’inflation. Cette année, cela représente déjà +5,3 % supplémentaires. 

Une mécanique discrète, mais puissante : si l’inflation repart, la facture grimpera en silence.

Les gagnants ? Ceux qui anticipent

Photovoltaïque, autoconsommation individuelle ou collective, gestion énergétique intelligente : des alternatives existent pour réaliser des économies notables. L'optimisation de vos contrats d'énergie auprès de courtiers tels que Capitole Énergie peut également être un levier stratégique.

L’enjeu devient moins “consommer mieux” que “ne plus dépendre d’un système fiscal mouvant”.

Alors que les tarifs réglementés baissent, la fiscalité énergétique repart à la hausse avec une accise revue à +60 %.

Un choix budgétaire qui pourrait inciter particuliers et entreprises à produire localement leur électricité.
Par Kristina Fedossenko, Chef de Marché Photovoltaïque & IRVE

Chiffre clé

33,70 €/ MWh c'est le montant de l’accise sur l'électricité au 1er février 2025

Les derniers articles

vue ville
  • Etat et collectivités
  • Habitat
Mis à jour le 3 septembre 2026

Comprendre le Marché Global de Performance Énergétique à Paiement Différé en 5’

Le cap est clair : atteindre la neutralité carbone en 2050 ! Pour le secteur du bâtiment, le besoin de financement est colossal : plus de 60 Mds€ par an sont nécessaires afin d’atteindre cet objectif. L’Etat, ses établissements publics et les collectivités territoriales sont directement concernés. C’est pour faire face à ce mur d’investissements que l’État a ouvert le tiers financement à ses établissements publics avec la loi du 30 mars 2023..
Lire l'article
 Stockage thermique
  • Industrie
Mis à jour le 3 septembre 2026

Électrification des utilités industrielles : le guide complet

Dans l’industrie française, près de la moitié de la consommation finale d’énergie provient encore des combustibles fossiles, essentiellement du gaz brûlé pour produire de la vapeur, de l’eau chaude et du froid. Ce socle énergétique porte un nom : les utilités industrielles. Il concentre aujourd’hui la majeure partie du potentiel de décarbonation accessible à court terme sur un site de production, et il constitue depuis longtemps un poste d'arbitrage financier et environnemental. Le plan d'électrification des usages d'avril 2026 vient toutefois rebattre les cartes du financement et remet le sujet en tête des priorités. Ce plan vise à diminuer la part des énergies fossiles dans la consommation finale d'environ 60% en 2023 à 40% en 2030, puis à moins de 30% en 2035. Que recouvrent exactement les utilités industrielles d’un site, et quel poids représentent-elles réellement ? Comment l’électrification des utilités industrielles se traduit-elle en technologies, en calendrier et en euros ? On fait le point ! 
Lire l'article
Capture d’écran 2024-10-11 125818.png
  • Industrie
Mis à jour le 27 août 2026

Chauffage par géothermie : comment chauffer bâtiments et territoires grâce à la chaleur du sous-sol

Sous nos pieds, une chaleur locale peut devenir une réponse concrète à la décarbonation des bâtiments et des territoires. Le chauffage par géothermie consiste à capter cette énergie dans le sous-sol, puis à la transformer en chaleur utile pour des logements collectifs, des équipements publics, des sites tertiaires, des établissements de santé ou des réseaux urbains. L’objectif est simple : produire du chauffage et de l’eau chaude sanitaire avec une ressource stable, disponible en continu et moins exposée aux variations des combustibles. Cette approche ne remplace pas seulement une chaudière par un autre équipement. Elle transforme la manière d’alimenter un bâtiment, un ensemble immobilier ou un réseau en chaleur : la ressource est locale, la production peut être mutualisée, et la performance se pilote dans le temps. Pour un maître d’ouvrage, l’enjeu est double : réduire les émissions tout en garantissant le confort des occupants. L’énergie du sous-sol devient alors une énergie de service, pensée pour durer.
Lire l'article