Retour aux articles Comment optimiser l’évacuation et la récupération d’eau pluviale avec des ombrières ? Copier l'url

L’évacuation des eaux pluviales s’impose aujourd’hui comme un enjeu technique et réglementaire incontournable dans l’aménagement des parkings. Avec la montée des exigences environnementales, les ombrières photovoltaïques ne se contentent plus de produire de l’électricité : elles deviennent des outils de gestion hydraulique à part entière. Mais concrètement, comment ces structures peuvent-elles participer à une meilleure maîtrise des eaux de pluie ? Idex vous explique tout 

Qu’est-ce que la récupération et l’évacuation d’eau pluviale ?

La récupération et l’évacuation de l’eau de pluie présente des enjeux importants en matière d’économie, de respect de la loi et de protection du logement. 

 

En effet, en plus d’éviter tout problème d’humidité ou d’infiltration, elle peut alimenter un récupérateur d’eau. L’évacuation doit être conçue en respectant les normes en vigueur tout en préservant le bâtiment et ses abords. Selon la loi, la réglementation locale et la configuration de votre terrain, les eaux pluviales peuvent être évacuées de différentes façons. 

 

L’évacuation peut être reliée au réseau public urbain ou épandue pour votre propre activité. Avec l’attention apportée aux économies d’eau, il devient fréquent de connecter les ombrières photovoltaïques à un système de récupération d’eau de pluie. 

Le rôle des ombrières solaires dans la gestion des eaux pluviales

En plus de produire de l’énergie renouvelable, les ombrières solaires participent activement à la gestion des eaux pluviales. Leur surface permet de canaliser l’eau vers des dispositifs de collecte, réduisant ainsi le ruissellement et les risques d’inondation. 

 

Associées à des revêtements perméables ou à des systèmes de rétention, elles favorisent l’infiltration et limitent l’artificialisation des sols. Leur installation contribue donc à une approche durable alliant performance énergétique et gestion efficace des précipitations.

Réglementation : ce que dit la loi sur la gestion des eaux pluviales

La gestion des eaux pluviales dans les parcs de stationnement est encadrée par plusieurs textes législatifs et réglementaires visant à limiter l’imperméabilisation des sols et à favoriser l’infiltration ou l’évaporation des eaux de pluie.

 

En ce sens, l’article L. 171-4 du Code de la construction et de l’habitation ainsi que l’article L. 111-19-1 du Code de l’urbanisme imposent aux parcs de stationnement extérieurs de plus de 500 m² d’intégrer :

  • des dispositifs favorisant l’infiltration ou l’évaporation des eaux pluviales (revêtements de surface, aménagements hydrauliques ou dispositifs végétalisés).

  • un dispositif d’ombrage (végétalisation ou ombrières photovoltaïques)

 

Ces obligations, issues de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, traduisent une volonté d’adaptation aux enjeux environnementaux.

 

Un projet de décret vise à clarifier l’application de ces  articles et définit ainsi :

  • les critères d’exonération en cas de contraintes techniques, de sécurité, architecturales ou patrimoniales ;

  • les modalités de calcul de la surface des parcs de stationnement assujettie aux obligations ;

  • la définition d’une "rénovation lourde", qui déclenche l’application des obligations pour les parcs existants.

 

Pour se conformer à la réglementation, plusieurs solutions techniques peuvent être mises en œuvre :

  • Revêtements perméables (pavés drainants, sols alvéolés) pour limiter le ruissellement.

  • Systèmes de rétention et d’infiltration (noues végétalisées, bassins de rétention).

  • Dispositifs végétalisés (toitures végétalisées, arbres à canopée large).

 

Cependant, le projet de décret encadrant les articles L. 171-4  et L. 111-19-1 susmentionnés prévoit des exonérations pour certains parcs de stationnement si leur aménagement présente un surcoût jugé excessif ou si l’installation d’ombrières photovoltaïques est incompatible avec la viabilité économique du projet. 

 

💡 Le saviez-vous ?

L’article 40 de la loi APER (Accélération de la Production des Énergies Renouvelables) du 10 mars 2023 prévoit des exigences encore plus strictes pour les parcs de stationnement de plus de 1500 m² en imposant l’installation d’ombrières photovoltaïques sur au moins 50% de leur surface.

Si les obligations qu’elle mentionne ne sont pas respectées, ladite loi prévoit des sanctions qui peuvent inclure des amendes pouvant aller jusqu’à 40 000 € par an pour les grands parcs non conformes.

Quels sont les bénéfices d’un système de récupération d’eau pluviale sur les ombrières ?

En captant l’eau de pluie, les ombrières photovoltaïques optimisent son stockage et sa réutilisation pour divers usages, comme l’arrosage ou le nettoyage des voiries. Cette solution réduit la dépendance aux réseaux d’eau potable tout en limitant les risques de saturation des systèmes d’évacuation. Elle s’intègre facilement aux infrastructures existantes et contribue à une gestion plus durable des ressources hydriques.

 

De plus, au-delà de leur rôle énergétique, ces ombrières se déclinent en divers matériaux – acier, acier thermolaqué, bardage bois ou tout bois – permettant d’adapter leur design à l’esthétique du site. Ces options favorisent une intégration harmonieuse dans l’environnement tout en conciliant exigences techniques et esthétiques.

 

💡A noter : Chez Idex, nous allons bien au-delà de la simple installation d’ombrières photovoltaïques. L’offre Parking solaire s’inscrit dans une approche globale de la transition énergétique, intégrant biodiversité, mobilité durable, autoconsommation intelligente et valorisation de l’espace.

 

L’espace de stationnement se transforme en un véritable levier de performance et d’image : production d’électricité adaptée aux besoins réels, recharge des véhicules électriques grâce aux bornes IRVE, gestion des eaux pluviales ou encore intégration paysagère. 

Une nouvelle façon de concevoir le parking, plus stratégique, plus durable.

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