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Le passage à la mobilité électrique en France fait partie des priorités de la transition énergétique. En effet, les transports constituent le premier poste d'émissions de gaz à effet de serre de l'Hexagone. A ce titre, les entreprises constituent des acteurs clés. Ces dernières ont tout intérêt à abandonner les véhicules thermiques au profit de véhicules électriques. Comment passer à la mobilité électrique en entreprise ? Quelles sont les bonnes pratiques pour électrifier la flotte ? Idex vous propose un éclairage.

Mobilité électrique : définition

La mobilité électrique, également connue sous le nom d'électromobilité, désigne l'utilisation de véhicules propulsés par des moteurs fonctionnant à l'électricité, tels que les voitures, les bus, les trottinettes et les scooters. Ces véhicules sont équipés de batteries rechargeables qui peuvent être alimentées via des infrastructures de recharge dédiées. 

Offrant une alternative aux moyens de transport fonctionnant aux combustibles fossiles, la mobilité électrique est souvent considérée comme une forme de mobilité douce. Elle joue un rôle clé dans la promotion de la mobilité durable en contribuant à la réduction des émissions de CO2 et à la diminution de la pollution atmosphérique.

Mobilité électrique : quels enjeux ?

Le passage à la mobilité électrique fait partie des priorités de l'Union européenne. Comme le rappelle le magazine Toute L'Europe "Au sein de l'Union européenne, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué dans tous les secteurs sauf un : celui des transports a émis 110 millions de tonnes de plus en 2021 qu'en 1990, soit une hausse de plus de 16 %."

Aujourd'hui, selon les données du Parlement européen, le transport routier constitue environ un cinquième des émissions de GES de l'Union européenne. En cause ? La consommation de produits pétroliers (essence, diesel, etc.) qui émettent énormément de CO2. 

A cela s'ajoute le problème de la qualité de l'air, puisque les émissions liées à l'échappement incluent des rejets de particules fines. Polluantes, elles sont également extrêmement nocives pour la santé. Rien qu'en Île-de-France, elles sont responsables de 6 200 décès prématurés par an, d'après AirParif. 

Face à cette situation et synonyme d'avenir durable, la mobilité électrique est donc une réponse adaptée aux enjeux de décarbonation des transports. Elle implique une transformation du parc de véhicules. Ces transformations sont impulsées par de nouvelles mesures légales, comme la loi LOM. 

Mobilité électrique en entreprise : loi LOM et obligations

En France, la Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) votée en 2019 a chamboulé les réglementations sur la mobilité électrique en entreprise. Voici ce qu’il faut savoir. 

 

L'électrification de la flotte  

La loi LOM impose aux entreprises de plus de 50 salariés et gérant une flotte de véhicules supérieure à 100 unités d’électrifier leur flotte. D'après l'article 26A de la LOM, ces organisations sont tenues d'adopter des véhicules à émissions réduites lors du renouvellement annuel de leur parc automobile, respectant les quotas minimaux suivants :

  • 10 % dès le 1er janvier 2022,

  • 20 % à compter du 1er janvier 2024,

  • 40 % à partir du 1er janvier 2027,

  • et 70 % dès le 1er janvier 2030.

L’électrification de la flotte apparaît donc comme un impératif. Pour les plus petites entreprises, le constat reste le même. Bien que non obligatoire, le passage à la mobilité électrique permet d’accéder aux zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m), les grands centres urbains français. 

 

L'installation de bornes de recharge

La loi LOM sur la mobilité électrique vient également impulser le déploiement des bornes IRVE (Infrastructures pour Véhicules de Recharge Electrique). À compter du 1er janvier 2025, les parkings disposant d'au moins 20 emplacements devront impérativement être équipés d'au moins un point de recharge électrique, y compris une station adaptée aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR). Pour chaque tranche supplémentaire de 20 places de stationnement, l'installation d'un point de recharge additionnel est requise. Pour les parkings ayant plus de 200 places, la réglementation spécifie la nécessité de mettre en place deux points de recharge dédiés aux PMR.

Comment passer à la mobilité électrique ?

Le passage à la mobilité électrique implique de mettre en œuvre une stratégie et de respecter certaines étapes. Pas à pas, voici comment faire. 

 

1. Audit du parc de véhicules et des infrastructures existantes 

L'examen approfondi du parc de véhicules et des infrastructures préexistantes constitue la première étape pour mener à bien la transition vers une flotte électrique et/ ou hybride. Il s’agit de faire le point sur le parc actuel, d’évaluer les besoins en déplacement de l’entreprise et d’anticiper les futurs besoins. Il convient également de regarder la puissance de l’installation électrique et de l’adapter à l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Cet audit doit s’accompagner d’un plan de financement tant pour les véhicules que pour les bornes. 

Bon à savoir : Idex propose aux entreprises de prendre en charge le financement des bornes en contrepartie d’une mensualité dès 49 € par point de recharge. Un moyen de lisser les coûts sur la durée et de ne pas engager sa trésorerie.

2. Constitution de la flotte et choix des bornes 

Sur la base de cet audit, l'entreprise pourra choisir les modèles électriques les plus appropriés, en considérant l'autonomie, la capacité de charge et le coût. En cas de besoins importants, elle peut directement négocier avec le constructeur automobile des prix pour réduire le coût unitaire de chaque véhicule. 

Une fois le ou les véhicules sélectionnés, il faut les mettre en balance avec les bornes de recharge à utiliser. En la matière, les entreprises ont deux choix : 

  • La mise en place de bornes de recharge classiques de 7,4 kW de puissance à 22 kW, pour une recharge en quelques heures ; 

  • L’installation de bornes rapides et ultra-rapides pouvant aller jusqu’à 100 kW de puissance. Elle permet une recharge en 30 minutes, plus adaptées aux forts besoins en mobilité (entreprise de logistique, par exemple). 

     

3. Travaux de pose des bornes de recharge

Le passage à la mobilité électrique implique des travaux d’installation pour les bornes. Une planification minutieuse est indispensable pour éviter tout retard susceptible d'affecter les opérations. Idex vous accompagne dans la sélection des installateurs IRVE et dans la supervision du chantier, en s'engageant à une gestion rigoureuse pour respecter les échéances

Entreprises : quelles aides pour passer à la mobilité électrique en 2024 ?

Diverses subventions sont disponibles pour soutenir les entreprises dans leur transition vers la mobilité électrique, couvrant une portion significative de l'investissement initial. Ces subventions peuvent être appliquées tant à l'acquisition des véhicules électriques eux-mêmes qu'à l'installation de bornes de recharge.

 

La prime à la conversion pour les professionnels et les entreprises

La prime à la conversion est octroyée sous condition de mise hors circulation d'un ancien véhicule, soit une voiture ou une camionnette, dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 3,5 tonnes. Ce dernier doit respecter les critères suivants : 

  • un véhicule diesel enregistré avant l'année 2011, 

  • un véhicule à essence immatriculé avant l'année 2006.

La subvention offerte aux professionnels varie entre 1 500 € et 8 000 € pour l'acquisition d'un véhicule électrique.

 

Le bonus écologique 

Supprimé pour les véhicules de tourisme, le bonus écologique en 2024 concerne uniquement les véhicules utilitaires. Il peut aller jusqu’à 4 000€ pour une camionnette électrique neuve. Cette aide peut être cumulée avec la prime à la conversion. 

 

Prime Advenir pour les bornes de recharge

Le programme Advenir offre un financement pour l'installation de bornes de recharge aux professionnels de certains domaines, mais il est à noter que ce dispositif prendra fin en 2025. Il est donc conseillé aux entreprises éligibles de commencer les démarches nécessaires dès que possible pour assurer leur accès à cette aide.

 

TYPE DE BÉNÉFICIAIRE

TAUX D’AIDE TOTAL

PLAFOND HT PAR POINT DE RECHARGE

Parking privé à destination de flottes de véhicules poids lourds

50%

De 2 200 à 960.000 € 

Flottes et salariés d’entreprises de véhicules de location de courte durée

20 %

600 €

Flottes et salariés – professionnels des services de l’automobile 

25 %

750 € 

Parking privé ouvert au public – professionnels des services de l’automobile

50%

De 1 700 à 7 500 € 

Pourquoi passer à la mobilité électrique en entreprise ? 4 avantages

L'adoption de véhicules électriques pour les flottes d'entreprise représente bien plus qu'une simple réponse aux exigences légales, elle s'avère être une véritable chance pour les sociétés. Cette démarche contribue non seulement à la diminution des dépenses mais également à l'amélioration de l'efficacité des trajets. Dans le cadre de l'évolution vers une mobilité électrique, elle offre aux entreprises l'opportunité d'atténuer leur impact environnemental. 

 

Diminuer les coûts de déplacements 

Premier avantage de la mobilité durable en entreprise : une baisse des dépenses. Le coût du carburant acheté en gros pour approvisionner les stations-service demeure significativement plus élevé que le prix du kWh électrique. 

Pour une recharge complète d'un véhicule électrique de type citadine, d'une capacité de 50 kW, le coût pour l'entreprise varie entre 7 et 10 euros. En comparaison, le coût pour remplir un réservoir de 45 litres d'une voiture de taille similaire atteint environ 80 euros.

Cette différence est encore plus marquée lorsque les entreprises optent pour l'installation de panneaux solaires sur les parkings pour alimenter les bornes de recharge. 

 

Optimiser la fiscalité liée à la mobilité

Adopter des solutions de mobilité électrique offre aux entreprises l'avantage de réduire la fiscalité. Les véhicules à combustion sont soumis à un malus écologique basé sur le niveau d'émissions de gaz à effet de serre qu'ils produisent, avec une taxe pouvant atteindre jusqu'à 60 000 € annuellement. En revanche, les véhicules électriques et hybrides bénéficient d'une exonération de cette taxe, présentant ainsi une opportunité significative de réduction des charges liées à la flotte automobile de l'entreprise.

 

Réduire l'empreinte carbone son entreprise  

Dans le cadre de son plan de mobilité employeur, l'entreprise peut promouvoir la mobilité durable. L'utilisation de véhicules électriques contribue à la réduction des émissions de CO2, offrant une alternative propre aux véhicules thermiques. En effet, contrairement à ces derniers, les voitures électriques ne libèrent aucun gaz à effet de serre lors de leur fonctionnement. 

Un moyen de limiter l’empreinte carbone nationale puisque le secteur des transports est le principal émetteur de gaz à effet de serre dans le pays. Il représente 31% des émissions totales, d'après les données du Ministère de la Transition Écologique.

 

Améliorer l’image de marque via des engagements RSE 

L'adoption de véhicules électriques par les entreprises illustre leur engagement envers le développement durable. Cela peut s'aligner avec les objectifs RSE, répondant ainsi non seulement aux attentes des consommateurs, mais aussi à celles des salariés et investisseurs.

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